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Les grands dossiers

Pacte pour la Recherche : intervention de Bruno Julliard en CNESER (08/11/2005)

UNEF, Bruno Julliard : Enfin nous pouvons parler en CNESER d'un projet de loi sur la recherche. Vous Sous-entendez que cela a duré autant de temps du fait de désaccords, il s'agit en fait essentiellement d'un désaccord du gouvernement. Appellation usurpée de pacte : l'ensemble des acteurs de l'Enseignement Supérieur sont contre.

> Budget : 6 Milliards d'€ d'annonce, cependant annonce en trompe l'oeil, car seulement 1/3 pour les crédits récurrents.
> PRES et campus de recherche : problème des PRES : pôles d'excellence : problème de statut des personnels, absence de lien entre enseignement supérieur et recherche. Campus de recherche : pôle d'excellence de droit privé. Problème de démocratie et représentation des étudiants au sein des PRES et campus. Vous n'avez effectivement pas eu besoin de modifier la loi de 84 car elle est contournée par les PRES et les Campus.
> Le budget globalisé de la recherche : premier pas vers le budget global des universités ? Quelles modalités de répartition internes, quel pilotage national ?
> Emplois : on est loin du compte, c'est mieux que rien mais pas de plan pluriannuel de recrutement. Mesures qui rendent l'emploi plus précaire : CDD, chercheur associé...
> Jeunes chercheurs : propositions très insuffisantes par rapport au malaise des 70 000 doctorants. Allocations de recherche : L'indexation sur l'inflation et augmentation du nombre est indispensable, et le projet de loi est bien en-deçà de ces exigences. Objectif : pas de thèse sans financement (sans diminuer le nombre de thèses), protéger les doctorants, donner une valeur contraignante à la charte des thèses. C'est bien de reconnaître la thèse dans les conventions collectives, cependant cela existe déjà depuis 1982, le problème, c'est la mise en application. L'Etat doit donner l'exemple.

> Conclusion : Nous sommes heureux que le débat ait lieu aujourd'hui, cependant regret que cela contourne les exigences de Grenoble. Il faut donc revoir la copie. Je me permettrai de déborder un peu pour vous donner le sentiment du responsable de la principale organisation représentative. Résignation et déception : peut-on compter le nombre de discussions qui ont été ouvertes et qui n'aboutissent pas : frais d'inscriptions, accompagnement social, démocratie...Inquiétude sur l'enseignement supérieur et la recherche. Il y a besoin d'un électrochoc, de moyens et d'orientations nouvelles que nous ne voyons pas arriver. Inquiétude vis-à-vis de l'action du gouvernement : jouer la politique du pire et du pourrissement de la situation est dangereux, et nous vous demandons de reculer et d'écouter l'expression des citoyens pour répondre à la grave crise démocratique et sociale que traverse le pays.

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