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A Valérie Pécresse, les étudiants veulent dire...
Dans une tribune parue aujourd'hui dans Libération, Valérie Pécresse a fait le choix de s'adresser aux étudiants « qui doutent » pour leur « répondre ».
La Ministre ne semble pas prendre la mesure du mouvement actuel
Si cette tribune de V. Pécresse se voulait un geste d’ouverture, elle s’apparente plutôt à une marque de dédain, d’incompréhension, et surtout à une fin de non-recevoir adressée aux étudiants mobilisés. Aux étudiants qui demandent « du pain », on ne peut répondre « mangez de la brioche » !
En effet, la seule réponse de V. Pécresse se limite à une énième explication du texte de la loi LRU, ainsi qu’à une défense arc-boutée d’un budget 2008 dont tout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaître l’insuffisance et le fait qu’il s’évapore dans le paiement d’arriérés, dans l’inflation ou dans les exonérations fiscales, et qu’il n’accorde presque aucun moyen à l’accompagnement de l’autonomie, à la réussite en premier cycle ou aux aides sociales aux étudiants.
Mme la Ministre, les étudiants ont besoin d’être compris, pas de mieux comprendre. Les étudiants ont compris les dangers de la loi LRU, malgré le fait que le gouvernement a cherché à en dissimuler le contenu en la faisant voter en catimini pendant l’été. Les étudiants ont compris que les belles paroles sur la réussite ou l’aide sociale n’étaient malheureusement pas suivi d’effet, notamment sur le plan budgétaire. Les étudiants ont enfin compris que les promesses d’augmentation du budget de l’enseignement supérieur de 1 milliard par an pendant 5 ans devaient être garanties par une programmation des moyens, puisque le budget 2008 ne respecte d’ores et déjà pas ses promesses.
Il n’est pas trop tard pour devenir la « Ministre des étudiants » ! L’UNEF appelle à des négociations
Pourtant, les réponses à la mobilisation actuelle existent. L’UNEF a appelée la Ministre à ouvrir de vraies discussions sur la base des demandes des étudiants (modifications de la loi, réponses budgétaires en 2008, programmation des moyens, plan pluriannuel pour la réussite et l’aide sociale), comme le gouvernement le fait dans les autres secteurs mobilisés. A ce jour, le Ministère refuse obstinément. En refusant toute négociation, le gouvernement porte la responsabilité de la radicalisation du mouvement.
Valérie Pécresse « compte sur [les étudiants] pour changer le visage de l’université ». Les étudiants, expriment aujourd’hui des inquiétudes mais aussi des besoins importants de réforme. Nous comptons donc sur Valérie Pécresse pour ouvrir au plus vite des négociations.
Une issue est encore possible.
La balle est désormais dans le camp du gouvernement.
Si cette tribune de V. Pécresse se voulait un geste d’ouverture, elle s’apparente plutôt à une marque de dédain, d’incompréhension, et surtout à une fin de non-recevoir adressée aux étudiants mobilisés. Aux étudiants qui demandent « du pain », on ne peut répondre « mangez de la brioche » !
En effet, la seule réponse de V. Pécresse se limite à une énième explication du texte de la loi LRU, ainsi qu’à une défense arc-boutée d’un budget 2008 dont tout le monde s’accorde aujourd’hui à reconnaître l’insuffisance et le fait qu’il s’évapore dans le paiement d’arriérés, dans l’inflation ou dans les exonérations fiscales, et qu’il n’accorde presque aucun moyen à l’accompagnement de l’autonomie, à la réussite en premier cycle ou aux aides sociales aux étudiants.
Mme la Ministre, les étudiants ont besoin d’être compris, pas de mieux comprendre. Les étudiants ont compris les dangers de la loi LRU, malgré le fait que le gouvernement a cherché à en dissimuler le contenu en la faisant voter en catimini pendant l’été. Les étudiants ont compris que les belles paroles sur la réussite ou l’aide sociale n’étaient malheureusement pas suivi d’effet, notamment sur le plan budgétaire. Les étudiants ont enfin compris que les promesses d’augmentation du budget de l’enseignement supérieur de 1 milliard par an pendant 5 ans devaient être garanties par une programmation des moyens, puisque le budget 2008 ne respecte d’ores et déjà pas ses promesses.
Il n’est pas trop tard pour devenir la « Ministre des étudiants » ! L’UNEF appelle à des négociations
Pourtant, les réponses à la mobilisation actuelle existent. L’UNEF a appelée la Ministre à ouvrir de vraies discussions sur la base des demandes des étudiants (modifications de la loi, réponses budgétaires en 2008, programmation des moyens, plan pluriannuel pour la réussite et l’aide sociale), comme le gouvernement le fait dans les autres secteurs mobilisés. A ce jour, le Ministère refuse obstinément. En refusant toute négociation, le gouvernement porte la responsabilité de la radicalisation du mouvement.
Valérie Pécresse « compte sur [les étudiants] pour changer le visage de l’université ». Les étudiants, expriment aujourd’hui des inquiétudes mais aussi des besoins importants de réforme. Nous comptons donc sur Valérie Pécresse pour ouvrir au plus vite des négociations.
Une issue est encore possible.
La balle est désormais dans le camp du gouvernement.
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